Habitat participatif : vérité romanesque

Texte écrit en mai 2019, en réaction très spontanée au message romantique reçu quelques temps auparavant de Claude Vaugirard. (1)
Nous reprenons quelques expressions romantiques de Claude.
Sobriété heureuse
La nature humaine c’est le désir mimétique : « Je veux avoir l’herbe plus verte que l’herbe de mon voisin ! Quel qu’en soit le prix à payer ! « 
La sobriété c’est aller contre le désir mimétique naturel.
La sobriété n’est pas heureuse, elle est épreuve de chaque instant.
Des voisins bienveillants
Pour avoir des voisins bienveillants, il faut « éliminer » les voisins potentiellement malveillants – dixit Monsieur de La Palisse.
Un habitat participatif doit avoir une charte des valeurs et pratiques rigoureuse que chaque habitant doit s’engager, par écrit, à respecter.
Ce sont les exigences de cette charte qui font « fuir » les « pas clairs ».
La rigueur du respect de la charte est une contrainte indispensable.
La communication non violente
C’est LE concept type de la confusion romantique.
1. Ce sont les décisions qui sont violentes
Dans une assemblée d’habitat participatif le groupe peut – avec une apparence de communication non-violente – prendre des décisions très violentes.
Par exemple une exclusion ou la privation du droit de passage pour l’un des associés.
2. La méthode dite de « communication non-violence » CNV
Elle peut être soit mal comprise soit détournée de son intention – voir ci-avant.
Dans ce cas, la méthode CNV devient un masque pour déguiser manipulation et violence.
3. Le vraie domptage de la violence individuelle
Les personnes réellement non-violentes que l’on rencontre ont toutes :
– soit la pratique rigoureuse d’un yoga complet
– soit la pratique rigoureuse d’un art martial
– soit un lieu d’écoute pertinent – oreilles de psychanalyste, etc.
– soit la fréquentation d’un chamane efficace
– soit la sublimation de leur violence dans des combats intellectuels, militants, etc.
– soit une combinaison de plusieurs de ces éléments
Combien d’associés du Paradis sur la colline ont cette rigueur ?
4. Gérer la violence groupale
Dans un habitat participatif, on a les enjeux les plus intenses : argent, territoire, pouvoir.
Pour gérer la violence groupale, il faut mettre en place les sept conditions nécessaires identifiées par Diana Leafe Christian.
Les cercles restauratifs
Là aussi on a la version romantique :  » on a les cercles restauratifs alors tout va être paradisiaque.« 
Et puis la version romanesque :  » certes, on a les cercles restauratifs mais la nature humaine est « dure » et certains n’ont pas pu accéder à un mode de pacification et ça va être du boulot pour les aider. « 
La charte du Paradis sur la colline
Sans entrer dans les détails, elle confond :
– le niveau des valeurs qui est un niveau de visée et d’idéal
– le niveau idéologique où l’on fait des choix  » par principe « , principes qui peuvent être contradictoires avec les valeurs et avec le niveau concret – mais on ne s’en aperçoit pas parce que justement, la forme de la charte ne crée pas les « cases » nécessaires à la réflexion
– le niveau de la mise en pratique des valeurs
Voir Charte des valeurs et pratiques
Le contrôle de soi !
Plus romantique que Claude, tu meurs !
Non seulement Claude est expert – et le groupe avec lui – en contrôle de la violence mais il est aussi expert en « contrôle de TOUT » : respect de la nature et des humains !!! Rien que ça !
Souhaiter une bonne journée à ses voisins
Oui ! ça c’est de l’innovation !
Pourtant il me semble que  » dire bonjour à la dame  » est enseigné depuis un certain temps.
On trouve une histoire de la politesse dans le WikiPédia anglophone.
Grognement d’un sanglier
Un sanglier en ville, au Paradis de la colline !
Là on peut s’interroger sur ce que fume notre Claude.
Quel que soit l’origine du romantisme de Claude – génétique, par substance légale ou prohibée – on ne peut qu’être très inquiet à la lecture de cette déclaration.
L’avenir nous dira comment le Paradis de la colline gère ses petits et grands défis.
Combler le vide intérieur
Ce n’est pas le rôle ni des cohabitants ni du groupe de combler le vide d’un des associés.
Le vide intérieur est un problème existentiel à dissoudre avec une psychanalyste, un chamane, etc.

Notes et références
(1) Le nom a été substitué